La traviata | La dévoyée opéra de Giuseppe Verdi

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Entrer dans la peau de personnages qu’une telle munificence habille doit être plus gratifiant que de s’enlaidir dans une serpillère à la mode, comme les aiment les petits avant-gardistes réac’ dont bien des patrons d’opéra se sont entichés. Avec le costume, c’est tout un monde qui habite alors l’interprète. Cela ne fait aucun doute lorsqu’on observe la Violetta irrésistible et hautaine de Maria Grazia Schiavo, divine. Quant au chant, il incarne à lui seul une vie d’héroïne, superbe et décalée. On retrouve l’artiste avec joie [lire notre chronique du 20 novembre 2016], dans une prestation qui contraste le poids du phrasé et l’agilité de la ligne.


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